Rapport RSE 2025 : cadre, tendances et recommandations

CAUSE accompagne les entreprises dans la production de leurs rapports RSE, CSRD, VSME et de durabilité.
Nous aidons les organisations à vulgariser des sujets complexes, à mettre en récit leurs engagements et à concevoir des rapports lisibles et incarnés, pensés sur mesure pour leurs parties prenantes.

Que vous prépariez un rapport RSE pour partager vos engagements et fédérer vos équipes ou un rapport CSRD pour anticiper la future obligation réglementaire, nous vous aidons à structurer, rédiger et mettre en forme un support à la fois rigoureux et inspirant conçu pour être lu, compris et partagé.

Le rapport RSE n’est plus un simple support de communication. Derrière les indicateurs et les diagrammes, il dessine surtout une histoire : celle d’une entreprise qui assume ses impacts, partage ses progrès et tente de tracer une trajectoire durable.

En 2025, notre horizon oscille entre effondrements annoncés et promesses de renouveau : guerre économique, tensions sociales, urgence écologique, innovations disruptives, etc. L’ADN a d’ailleurs dressé un bilan des six premiers mois de 2025 avec un focus sur les nouvelles manières de diriger dans le monde… On vous invite à en prendre connaissance ici !

Consultez notre article “La RSE en 2025” pour aller plus loin.

Dans ce monde où les convictions les plus profondes vacillent et où la transparence s’impose comme une norme incontournable, savoir construire et valoriser un rapport RSE est devenu à la fois une exigence et un signe de maturité

Le rapport RSE est-il obligatoire pour les entreprises ? Quelle différence entre un rapport RSE et un rapport CSRD ? A quoi sert le rapport RSE ? Comment structurer son rapport RSE ?  Quels sont les formats innovants pour un rapport RSE ? 

Nous répondons à vos questions !

Un rapport RSE présente les impacts de l’entreprise et la façon dont elle y répond. Il met en lumière sa vision, ses engagements actuels et futurs, les femmes et les hommes qui les portent, ainsi que ses ambitions en matière de responsabilité sociétale.

Ses bénéfices sont multiples :

  • il renforce la confiance auprès des clients, partenaires et investisseurs grâce à des données précises et vérifiables,
  • il permet de raconter l’histoire, d’affirmer les valeurs et la vision de l’entreprise tout en restant dans son univers et ainsi embarquer les collaborateurs en suscitant de la considération et de la fierté.
  • il devient un véritable atout concurrentiel en valorisant une démarche claire et crédible. Il peut être partagé lors de salons professionnels, à des partenaires, fournisseurs, clients et contribuer au développement de l’entreprise.

Le rapport RSE est-il obligatoire pour les entreprises ?

La publication d’un rapport RSE n’est pas encore obligatoire pour toutes les entreprises en France. Mais avec la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), le champ d’application s’élargit fortement et par étapes :

  • 2025 (résultats de 2024) : Grandes entreprises cotées ou d’intérêt public, répondant à deux des trois critères suivants sur deux exercices consécutifs :

Plus de 500 salariés
Chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros
Total de bilan supérieur à 25 millions d’euros

  • 2028 (au lieu de 2026) : Autres grandes entreprises (non cotées) dépassant deux des trois critères suivants sur deux exercices consécutifs :

Plus de 250 salariés
Chiffre d’affaires supérieur à 40 millions d’euros
Total de bilan supérieur à 20 millions d’euros

  • 2029 (au lieu de 2027) :

PME cotées, sauf micro-entreprises (moins de 10 salariés et un total de bilan ou un chiffre d’affaires inférieur à 900 000 €).

On a d’ailleurs  écrit un article sur le sujet avec un expert en matière de développement durable, Joachim Lémeri  : Réglementation RSE, CSRD, taxonomie verte et Pacte vert

Bon à savoir

Même si la loi Omnibus adoptée en avril 2024 a repoussé certaines échéances (notamment pour les PME cotées) et que de ce fait la CSRD n’est devenu obligatoire qu’à un nombre réduit d’entreprises, elle entrera bien en vigueur progressivement. Se préparer dès aujourd’hui, c’est gagner en efficacité, éviter la précipitation et renforcer la crédibilité de votre démarche.

Même si la CSRD a été partiellement repoussée, elle entrera bien en vigueur progressivement. Se préparer dès aujourd’hui, c’est gagner en efficacité, éviter la précipitation et renforcer la crédibilité de votre démarche.

Chez CAUSE, nous accompagnons déjà plusieurs entreprises qui rédigent un rapport “à blanc” : un exercice d’entraînement pour tester leur organisation, leurs indicateurs et leur narration afin d’être prêtes lorsque l’obligation s’appliquera.

Quelle différence entre un rapport RSE et un rapport CSRD ?

  • Volontariat : Le rapport RSE (ou développement durable, extra-financier) est une démarche volontaire. Il raconte ce que fait l’entreprise en matière sociale, environnementale et sociétale. Il peut être personnalisé  en fonction de l’univers de l’entreprise.

    VS

  • Réglementation : La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et la DPEF (Déclaration de Performance Extra-Financière) sont des réglementations qui imposent un cadre précis à respecter. Seules certaines entreprises sont soumises à ces normes.

Les réglementations environnementales et sociales se renforcent partout en Europe. Anticiper ces évolutions permet de rester en avance, d’éviter les blocages et de bâtir une organisation plus robuste et résiliente. Être proactif n’est pas seulement une question de conformité : c’est aussi un moyen d’influencer son secteur et de gagner en légitimité.

CAUSE accompagne les entreprises sur les deux volets :

Rapports réglementaires (CSRD, ESG, durabilité) → rigueur, conformité, indicateurs.
Rapports volontaires (RSE, mission) → narration, graphisme, incarnation.

Besoin d’un accompagnement pour structurer ou produire votre rapport RSE ou CSRD ?
Contactez-nous pour une approche sur-mesure alliant expertise réglementaire et/ou créativité éditoriale.

Un rapport RSE est un document qui parle à toutes les parties prenantes de l’entreprise.  Vous pouvez lancer la conception de votre rapport RSE car vos financeurs vous le demandent, pour réengager vos collaborateurs ou encore en prévision d’un salon sur lequel vous souhaitez marquer votre différenciation à travers votre stratégie RSE.

Voici quelques autres raisons :

  • Investisseurs : évaluer la solidité et la performance durable
  • Clients : vérifier la qualité et l’éthique des produits ou services.
  • Fournisseurs : s’informer des pratiques de l’entreprise en matière de sécurité, de fiabilité et d’éthique dans la chaîne de valeur.
  • Institutions, ONG, citoyens : obtenir des données vérifiables sur les engagements pris.
  • Collaborateurs : donner du sens et valoriser leur engagement au quotidien.

La structure est ce qui donne de la solidité à un rapport RSE. C’est elle qui rend le document compréhensible. Un rapport bien construit inspire confiance : il montre que l’entreprise sait où elle va, qu’elle assume ses engagements et a une vision claire de ses priorités.

Les contenus et indicateurs dans votre rapport RSE doivent toujours s’appuyer sur votre stratégie ou politique RSE.

Les indicateurs clés doivent refléter les priorités fixées : réduction de l’empreinte carbone, politique RH, inclusion, gouvernance, ancrage territorial… À chaque enjeu stratégique, ses indicateurs associés.

Et si votre stratégie est encore en cours de construction ?

Il y a des solutions. Il peut s’avérer pertinent de publier un premier rapport. Dans ce cas, on peut choisir de mettre en avant :

  • les actions déjà engagées (projets pilotes, initiatives locales, démarches de sensibilisation),
  • les engagements en préparation,
  • les perspectives et objectifs visés.

C’est une manière de rendre visible la dynamique enclenchée et de créer de la transparence auprès des parties prenantes.

Enfin, il est essentiel de clarifier la finalité du rapport :

  • vise-t-on un document semblable à un document réglementaire (reprendre la forme et les indicateurs clés des DPEF ou rapport de CSRD)
  • ou un rapport plus pédagogique et narratif, pensé pour vulgariser les engagements et embarquer l’ensemble des parties prenantes ?

Cette intention initiale détermine la structuration du contenu, le choix des indicateurs et le ton adopté.

 

Bonnes pratiques inspirantes pour un rapport RSE

  • Aérer la lecture avec des encadrés synthétiques, des chiffres clés et des visuels.
  • Guider le lecteur grâce à un sommaire détaillé, des sous-titres clairs et des niveaux de lecture différenciés.
  • Préciser la méthodologie : collecte de données, indicateurs suivis, attentes des parties prenantes.
  • Expliquer les choix : pourquoi certains indicateurs sont prioritaires, quels défis restent à relever.
  • Plusieurs niveaux de lecture (une synthèse claire, des focus par thématique, et des annexes plus détaillées) permet de parler à la fois aux experts et aux non-spécialistes.

À retenir
Un bon rapport RSE est lisible, structuré et transparent. Il montre une stratégie claire, met en valeur les résultats obtenus mais aussi les défis à venir, et donne aux lecteurs confiance dans la démarche de l’entreprise.

Chez CAUSE, nous sommes convaincus que le rapport RSE doit dépasser le simple support de communication. Il doit circuler et être une pièce maîtresse. Ce pourquoi nous les concevons sous forme de “bel objet” : pour qu’ils puissent se conserver dans le temps mais surtout être partagés avec fierté.

Un rapport RSE comme bel objet pour votre entreprise ?

Comment créer un rapport RSE engageant ?

Un rapport RSE ou rapport de mission engageant, c’est l’alliance de la rigueur des données et de la force du récit. Il doit à la fois informer, inspirer et donner envie de participer.

À l’inverse, le rapport CSRD ou rapport de durabilité répond à un cadre réglementaire strict : l’enjeu est ici de structurer, fiabiliser et rendre lisibles des informations techniques souvent complexes.

Raconter son histoire

Un rapport RSE, c’est aussi un récit collectif. Derrière chaque indicateur, il y a des hommes, des femmes, des choix de gouvernance, des progrès.

Le storytelling est un puissant levier : il permet de donner du sens aux chiffres en les reliant à des actions concrètes, rend les engagements mémorables et inspirants, il contribue à mobiliser collaborateurs, clients, partenaires en leur permettant de se projeter.

Un bon récit RSE ne cherche pas à masquer les difficultés mais à les mettre en perspective : un chemin parcouru, des étapes franchies, un objectif commun à atteindre.

Pour alimenter le récit, vous pouvez inclure :

  • des témoignages de vos parties prenantes (collaborateurs, partenaires, clients, bénéficiaires, parties prenantes locales),
  • des portraits humains et sensibles qui incarnent vos engagements,
  • des cas concrets et projets pilotes, racontés comme des histoires singulières,
  • des citations ou verbatims issus d’ateliers, de terrain ou de retours d’expérience.

Pour aller plus loin, découvrez notre article à ce sujet : Développez un storytelling impactant pour vos engagements RSE

Des chiffres et des données mis en lumière 

Un rapport RSE n’a pas vocation à aligner une pluralité de chiffres. Les indicateurs ESG, souvent complexes, prennent tout leur sens quand ils sont traduits en schémas et visuels accessibles. Travailler la forme, c’est déjà travailler le fond : rendre les données lisibles, c’est donner aux parties prenantes la possibilité de comprendre et de se projeter.

La digitalisation du reporting pour gagner en interactivité par exemple, peut être un format intéressant. C’est ce qu’a fait Girl Who Code pour son rapport de 2022.

Retrouvez toutes nos sources et inspirations de rapports RSE en bas de l’article.

Heineken pour présenter ses données, choisi un fil rouge graphique inspiré de la forme de sa bouteille. Ses visuels gardent ainsi une unité, tout en renforçant son identité. La créativité ne vient pas masquer les chiffres, elle en facilite la lecture et installe une cohérence entre RSE et image de marque.

Cas concret rapport RSE : La Mutuelle des Motards x CAUSE

Plutôt qu’un document institutionnel figé, nous avons conçu avec eux un support vivant, inspirant et incarné, capable de traduire leurs engagements en récits, images et émotions.

Un rapport RSE sur-mesure

Chez CAUSE, nous avons imaginé et conçu un rapport RSE à l’image des valeurs fondatrices de la Mutuelle des Motards : liberté, solidarité, égalité et responsabilité.

Bien plus qu’un simple rapport, ce support est pensé comme une création éditoriale et graphique sur-mesure, inspirée de l’univers de la moto et des codes du magazine : grandes photos immersives, témoignages, chiffres concrets, récits engagés.

Des éléments mécaniques iconiques viennent souligner certains contenus, tandis que la mise en scène éditoriale vise à créer du lien, susciter l’émotion et raconter une action collective qui a du sens. Objectif : montrer l’engagement concret de la Mutuelle des Motards sur les enjeux sociétaux, loin des discours convenus, en mettant en lumière l’impact réel et partagé.

Une collaboration en co-construction

La réalisation de cette brochure a été le fruit d’un travail collaboratif avec l’équipe de la Mutuelle des Motards.
Nous avons organisé plusieurs déplacements sur place pour co-construire ensemble la trame éditoriale et graphique. Chaque étape a donné lieu à des allers-retours nourris par :

  • les retours de la communication interne et externe,
  • l’implication de la RH,
  • et enfin la validation de la Direction Générale.

Ce processus de co-construction, loin d’un travail cloisonné, a permis d’impliquer l’ensemble de ces parties prenantes internes. 

Ce rapport RSE est venu après l’accompagnement de CAUSE sur la construction de la stratégie RSE et de la feuille de route de la Mutuelle.



Il s’inscrit ainsi comme un outil de valorisation et de mobilisation : il engage l’équipe interne, montre concrètement les actions mises en œuvre et sert également à communiquer auprès des partenaires externes et financeurs, illustrant que la RSE est bien incarnée dans la pratique quotidienne de l’organisation.

Les retours du rapport RSE

Sarah Mora-Véricel, Chargée de mission RSE chez la Mutuelle des Motards :

« Nous avons imprimé et diffusé la brochure RSE en interne : que de bons retours sur la qualité de la mise en page, de l’intention graphique, des différents niveaux de textes…
Nous distribuerons lors de notre AG cette brochure à nos représentants des sociétaires, une nouvelle étape pour valoriser la démarche.
Encore merci pour votre accompagnement et bravo pour la qualité de ce support ! »

Votre rapport RSE comme bel objet


Un rapport RSE peut se penser comme un manifeste tangible. Plus qu’un simple document, il devient un objet qui circule, se conserve, s’ouvre comme un magazine.

Le soin apporté au graphisme, au format ou à la reliure n’est pas un détail : il dit que vos engagements méritent d’être célébrés et transmis.

Yves Rocher ou l’agence Inherent par exemple, ont eux aussi conçu leur rapport sous la forme d’un  « magazine RSE » : un parti pris éditorial et esthétique qui affirme que la RSE fait partie intégrante de son identité.

Retrouvez toutes nos sources en bas de l’article.

Bon à savoir :
Privilégier des impressions responsables (papier recyclé, encres végétales, formats légers) permet d’aligner la matérialité du rapport avec son contenu.

Pour aller plus loin : vidéos et storytelling pour engager les parties prenantes

La vidéo et le storytelling permettent de faire entendre des voix et de donner du relief aux chiffres.

Hermès, par exemple, a choisi le format documentaire avec sa série Empreintes sur le monde. En suivant les gestes des artisans et les communautés locales, la maison de luxe illustre ses engagements environnementaux et sociaux de manière sensible et incarnée. Ce type de récit ne gomme pas les contradictions, mais il crée un lien émotionnel et crédible avec les parties prenantes.

Retrouvez toutes nos sources en bas de l’article.

Bon à savoir :
Intégrer des vidéos accessibles par QR codes dans un rapport digital ou imprimé permet de multiplier les portes d’entrée dans votre univers RSE.

Conclusion

Le rapport RSE n’est pas une fin en soi. C’est une étape vivante d’un chemin plus large : celui d’une entreprise qui cherche à conjuguer performance et responsabilité, exigence et imagination. Après avoir posé les chiffres, raconté les histoires et partagé les engagements, la question qui demeure est : quelle trace voulons-nous laisser, et comment embarquer celles et ceux qui marchent à nos côtés ?Chez CAUSE, nous voyons le rapport RSE comme un support en mouvement : il éclaire le présent, donne des repères et trace une trajectoire. Plus qu’un bilan, il ouvre la voie vers ce que l’entreprise veut devenir, et la manière dont elle choisit d’agir avec ses parties prenantes.

Sources :

Exemples de rapport RSE inspirants :

Rapport annuel 2022 de Girl Who Codes, exemple de digitalisation de reporting RSE
Rapport RSE Heineken 2023, exemple de schémas et tableaux de bord en cohérence avec leur image de marque
Empreintes sur le monde de Hermès, valorisation de leurs engagement sous forme de documentaire
Dernier rapport RSE de Yves Rocher, un rapport RSE comme bel objet
“Magazine” RSE de Inherent, exemple d’un rapport RSE comme “bel objet”

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